En tant qu'indépendant, un arrêt de travail ou une invalidité peut faire chuter brutalement vos revenus : le régime obligatoire des TNS verse des prestations faibles, parfois nulles les premiers jours. Une prévoyance individuelle comble ce trou avec des indemnités journalières, une rente d'invalidité et un capital décès. Et via la loi Madelin, les cotisations sont déductibles.

Ce que couvre (mal) le régime obligatoire

Être affilié à la Sécurité sociale des indépendants ne signifie pas être bien couvert en cas de coup dur. Les indemnités journalières sont calculées sur votre revenu professionnel moyen : elles sont souvent faibles, soumises à un délai de carence, et plafonnées. Selon votre situation, la couverture invalidité et décès peut être très limitée. Résultat : un risque financier majeur reste non couvert.

Les garanties d'une bonne prévoyance TNS

  • Indemnités journalières versées à partir d'un délai de franchise que vous choisissez (3, 7, 15, 30 jours…).
  • Rente d'invalidité (partielle ou totale) pour maintenir un revenu durable.
  • Capital ou rente décès pour protéger vos proches et votre entreprise.
  • Options utiles : rente éducation, exonération des cotisations pendant un arrêt.

Vérifiez la définition de l'invalidité retenue par le contrat (professionnelle ou fonctionnelle) : c'est elle qui détermine si vous serez indemnisé quand vous ne pouvez plus exercer votre métier.

L'avantage fiscal loi Madelin

Les cotisations d'un contrat labellisé loi Madelin sont déductibles de votre bénéfice imposable, dans les plafonds légaux. Vous vous protégez mieux pour un coût net réduit. Cet avantage suppose de relever d'un régime réel d'imposition (il ne s'applique pas au régime micro).

Questions fréquentes

Quelle franchise choisir ? Plus la franchise est courte, plus la cotisation est élevée. Arbitrez selon votre trésorerie et votre capacité à tenir sans revenu.

Prévoyance et complémentaire santé, est-ce pareil ? Non : la santé rembourse les soins, la prévoyance protège le revenu et les proches.